30/05/2010

LIEGE COINTE

Le parc privé de Cointe , sur les hauteurs de la ville , un beau coin de nature . 

De grandes maisons du début du siècle , des arbres majestueux , des jardins parfois un peu sauvage , beaucoup de charme .

Quelques perles , la villa l' Aube de Serrurier-Bovy , l'observatoire , ...

Avec ses allures de manoir anglais  , l'observatoire attend qu'on le réveille .

En regardant une villa crépie en blanc , j'ai une hallucination , pour peu , on se croirait au Zoute .

Non ... (après tout) , ici  , c'est mieux !

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La villa "l'Aube" de Serrurier-Bovy , 1903 . La mosaique est de Auguste Donnay .

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La villa est toujours en rénovation .

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L'observatoire , ancien institut d'astronomie et d'astrophysique ( architecte Noppius   1882) est situé dans le parc privé de cointe .

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L'observatoire est malheureusement en mauvais état , je pensais qu'on allait  prendre des mesures conservatoires pour la toiture , pour le moment , il semble que seule la conciergerie ait été rénovée . Le reste ne bouge pas . Quels sont les projets d'avenir pour cet ensemble de bâtiments ?

Je me suis déjà demandé si l'on ne pouvait rénover ce patrimoine en lui donnant en partie une affectation d'habitat , par exemple y créer des appartements de prestige ( tout en gardant l'infrastructure technique de l'observatoire ) .

Il faut dire que l'ensemble à un charme unique , habiter là , c'est comme être un gardien de phare en mer ! 

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Le parc de Cointe , de belles maisons début du siècle

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Quelques maisons de style Anglo-normand .

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Au centre ville , Le restaurant Cantina

Les terrasses sont bondées à Liège au moindre rayon de soleil , les Liégeois installés au soleil prennent leur repas de midi , personne n'est pressé , ici , c'est le sud , la dolce vita . 

Car le repas est un moment de convivialité , rien de plus agréable que de manger entouré de personnes que l’on apprécie ou que l’on aime .

Les beaux jours reviennent et je ressens cette envie de sortir , de goûter à tout , de profiter de la vie .

Gourmande de tout ... les beaux jours sont là !

 

 

23/05/2010

LIEGE SALLES DE VENTES

 

 

 

J'ai de nombreux souvenirs de ventes publiques à Liège et ailleurs .

Enfant , je suivais , (un peu contrainte ), mes parents aux expositions .

Très jeune , j'ai vite appris à faire attention ,  à ne rien toucher , à ne pas lever la main aux enchères .

Puis le goût m'est venu , le goût du beau , du vrai , l'oeil qui s'éduque qui trie l'authentique de ce qui ne l'est pas , qui repère  l'harmonie , le juste équilibre des formes ...

Pas de jugements péremptoires ou de grands discours théoriques , observer , se laisser guider simplement  par un ressenti , une intuition .

Dans le domaine des ventes publiques on voit parfois passer des objets remarquables que l'on ne verra qu'une fois dans une existence .

Moi , j' avance à coups de coeur .

 

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Le milieu des salles de ventes est un bon observatoire du marché de l’art . Ici l'hôtel des ventes Mosan .

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Il existe à Liège plusieurs salles de ventes ( Elysée , Hôtel des ventes Mosan , Michel Lhomme … ) , les vacations sont souvent  mensuelles , alternant les ventes bourgeoises ou les ventes cataloguées .

 

Les ventes cataloguées proposent des objets sélectionnés , parfois même des objets rares ou de prestige , par exemple aux ventes de fin d’année .

J'ai gardé de nombreux catalogues de ventes publiques , certains sont annotés du prix des adjudications , car il est intéressant de suivre l'évolution des prix dans certains domaines .

Les salles de ventes publiques se sont modernisées , la plupart proposent des catalogues informatisés ( voir adresses internet en annexe ) qui permettent de prendre connaissance  à distance des lots mis en vente .

Ceci ne dispense pas l' amateur ou le collectionneur de se déplacer pour voir l'objet , une photo ne permet pas de se faire une opinion sur l'état du lot . Autrefois les lots étaient encore montrés lors des enchères , durant la vente , maintenant dans certaines salles de ventes , l'acheteur  assiste à une projection de photos numérisées des lots sur lesquelles il enchérit .

Certaines enchères sont menées par téléphone - les amateurs restent discrets - on assiste parfois à des batailles d'enchères entre plusieurs téléphones , dans les belles ventes ,  le prix d'adjudication peut être considérable .

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Un ancien catalogue de vente publique de livres de chez Halbart , rue des carmes à Liège  ( samedi 19 mars 1977 ) . En couverture , "les délices du pays de Liège" , C'est dans cet ouvrage que l'on peut voir des célèbres vues de Liège gravée par Remacle LeLoup .

Les lots mis à la vente peuvent être examinés par les acheteurs les jours qui précèdent la vente , l’exposition permet à l’amateur de se rendre compte de l’état du lot ( état de conservation , restauration , défaut ...) .

 La plupart du temps , les catalogues proposent une description du lot et une fourchette d’estimation de la valeur de  l’objet . La description ( parfois succincte et prudente ) et l’authentification  sont indicatives car il n’y a pas en Belgique de responsabilité légale liée à la fonction de commissaire-priseur comme elle existe en France .

 

Toutefois , si vous achetez dans une bonne maison , vous réduisez , enfin on peut l’espérer , les risques .

 

 

La fourchette d’estimation est parfois  toute relative , car elle peut être dépassée allégrement par une envolée des enchères , sous le feu croisé de plusieurs amateurs . A contrario , l’objet peut ne jamais décoller faute d’amateur et  dans ce cas le lot sera retiré , il peut aussi être retiré s’il n’a pas atteint un prix minimum dit  « de réserve » .

 

L’enchérisseur devra payer des frais de ventes en plus du prix d’adjudication  , les frais sont parfois un peu différents selon les salles de ventes , et le type de vente ( bourgeoise ou cataloguée )

 Les salles de ventes de Liège sont principalement généralistes ( meubles , argenterie , porcelaines , verrerie , peintures et arts graphiques ...)  , mais elles peuvent parfois mettre sur pied des ventes spéciales , par exemple de vins .

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Chez Michel Lhomme  , libraire , les ventes tournent autour des livres anciens  ( dont certains incunables) mais aussi aborde les arts graphiques , estampes , tableaux et quelques objets de curiosité  

 Avoir l'occasion de tenir en main un exemplaire de la nef des fous  ( vente de 2008 , chez Lhomme ) , quelle sensation extraordinaire !

Liège a une tradition ancienne de libraires-imprimeurs  et de ventes publique de livres  ( Halbart , Wahle , Gothier , Grommen , Lhomme ) .

 

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L'ancienne librairie Gothier , ( actuellement :   le Cadre d'art ,  gravures anciennes) ; 

Une maison à visiter lorsqu'il y a des journées portes ouvertes . Le magasin a gardé son agencement d'époque , on voit de l'extérieur les galeries préservées . A l'arrière se trouve la maison d'habitation , séparée du magasin par une cour qui est maintenant couverte  ( l'ensemble est superbe ) .

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 La salle de vente Horta à Bruxelles  ( ici un ancien catalogue ) , est maintenant Avenue de Roodebeek . Je suis retournée chez Horta récemment après une longue absence , l'ambiance est toujours très agréable  , on y trouve de beaux objets . 

Dans le temps , en hiver , lors des expositions , les visiteurs pouvaient prendre un café ,  petite attention très appréciée (surtout pour nous liégeois) qui avions parcouru presque 100 km pour venir .

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Pierre Bergé et associés , Antoine Godeau et Frédéric Chambre  sont installés au Sablon  

 

Voici le catalogue d'une belle vente qui a eu lieu en 2007  ,   déjà le catalogue , sa mise en page ,  l'iconographie , le descriptif des lots vaut le détour . L'exposition préalable à la vente  s'est  déroulée dans les locaux  de la place du grand Sablon .

Quelques adresses et sites internet  :

 

Librairie Lhomme , 9 rue des carmes , 4000 Liège  ,  http://www.michel-lhomme.com/ 

 

Hôtel de Ventes Mosan, rue d'Harscamp, 66, 4020 Liege.  http://www.hvm.be/

Hôtel des ventes Elysée  , Boulevard cuivre et zinc , 28 4030 Liège  http://www.ventes-elysee.com/

 

 Hôtel des ventes Horta , Av de Roodebeek , 70/74 , 1030 Bruxelles http://www.horta.be/fr/ 

 

Pierre Bergé et associés , Antoine Godeau et Frédéric Chambre

 

Place du Grand Sablon 40, 1000 Bruxelles - +32 (0)2 504 80 30  , http://www.pba-auctions.com/

   Et  , si vous allez à Paris , n'oubliez pas Drouot ,  son site Internet   http://www.drouot.com

Prochain Post le dimanche 30 juin 2010

 

 

16/05/2010

LIEGE ARMURERIE

Au Japon , la fabrication de sabres est un art traditionnel . Certains  forgerons sont élevés au titre respecté de  « trésor national vivant » . Ce titre désigne un artiste qui par sa connaissance a atteint la maîtrise de son domaine d’activité  .  

 

Le savoir-faire des forgerons nippons est un héritage d’une activité séculaire qui  reste inégalée , et ne peut être reproduite par les techniques industrielles les plus modernes .

 

Les armes  de « maîtrise » possèdent des qualités  physiques et esthétiques  résultant d’un travail de l’acier  très rigoureux  et très technique . Mais avant d’arriver à la maîtrise , il faut d’abord être apprenti . Traditionnellement l’apprenti réside chez le maître et suit son enseignement , il apprend des techniques et plus important , comment on reconnaît la qualité et les conditions pour y accéder .

 

 

Il n’existe pas, même actuellement , d’Académie pour apprendre cet art . Toutefois pour forger des lames de plus de 15 cm au Japon , on doit disposer d’une licence donnée par le Ministère de l’éducation .

Il faut d’abord suivre un enseignement d’au moins 4 ans auprès d’un forgeron lui-même détenteur d’une licence et passer l’examen annuel des nouveaux forgerons .

 

A cet examen , il est demandé de réaliser un sabre à partir des matières premières brutes jusqu’à sa finition .

 

Un élément primordial de l’enseignement  est le lien  maître/élève qui permet le passage du savoir , la transmission d’un art complexe d’une génération à l’autre .

L’apprenti doit être comme une page blanche sur lequel le maître va  imprimer son expérience .

Apprendre , ne pas croire qu’on sait , le maître Zen dit à l’apprenti :

 "Comment puis je te servir du thé , si ta tasse est déjà pleine ? "

 

Si une activité à Liège peut être qualifiée de « trésor national vivant » ou de patrimoine immatériel ,  c’est bien l’armurerie.  

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Les ateliers Francotte ( fabriquant d'armes ) au Mont-Saint-Martin , le bâtiment est resté longtemps inoccupé , il vient d'être réhabilité et transformé en clinique esthétique .

L’activité armurière a connu son apogée au début du 19 ème siècle , on estime à cette époque qu’elle employait 14.000 personnes .

Sous l’ancien régime elle devait occuper vers 3.000 personnes , les armuriers étaient soit repris dans la corporation des charpentiers ou des fèvres .

Toutefois l’estimation est rendue difficile car les travailleurs situés en dehors de Liège n’étaient pas repris dans les registres .

Les armuriers à cette époque travaillaient en petites structures de type familial  de moins de 10 personnes .  

 

Lorsqu'on examine des listes d'armuriers repris dans les recensements des quartiers  liégeois ( 1689 , 1736 ... )  , on note la présence de femmes , célibataire ou veuves actives dans la profession en tant qu' armurier ,  marchande d'armes  , ouvrière en armes , faiseuse de garde de fusils ou des filles  ( apprentie polisseuse , ouvrière sous maitre )....

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Un très beau sgraffite , celui du fabricant d'armes Servart . 

Voir aussi au Quai Mativa , la maison N. Pieper ( 1908) , fabriquant d'armes dont les initiales sont mentionnées sur la façade , architecte Rogister .

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A Liège  , au 17 ème siècle et surtout au 18 ème siècle , les armuriers étaient répartis par spécialité par quartiers . On peut évaluer au 18 ème siècle , à Liège ,  une production de 200.000 à 300.000 armes par an . 

Toutes les types d’armes portatives ont été fabriquées au 18 ème siècle , les armes d’artillerie sont abandonnées , les munitions type boulets de canon seront encore fabriquées ; Liège va fabriquer des armes blanches , des armes à feu  militaires et civiles et des armes dites de traite ( armes destinées aux colonies , des qualité médiocre ) .

 

Le rayonnement de l’armurerie Liégeoise est tel qu’il essaima dans l’Europe , fondant d’autres manufactures .

En 1719 Barthélemy Malherbe Maitre forgeron à Nessonvaux part en Suède avec 13 ouvriers .

Les armuriers Liégeois partent à Paris , Saint Etienne , Charleville . Entre 1722 et 1725 , le roi de Prusse fait venir 170 maitres et compagnons armuriers avec femmes et enfants pour fonder les manufactures de Postdam et Spandau . Des Liégeois établissent des arsenaux pour les Autrichiens à Namur et à Malines . D’autres créent en 1759 en Gueldre , la manufacture de Culembourg .

 

C. Gaier , quatre siècles d’armurerie Liégeoise , Liège , 1976 .

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L'école d'armurerie de Liège , Léon Mignon . A deux pas de la Place Saint Lambert .

En 1897, l'école d'armurerie de Liège est fondée à l'initiative de l'Union des Fabricants d'Armes avec le concours du Gouvernement, de la Province et de la Ville de Liège.

(L'Union des Fabricants d'Armes donnera naissance plus tard à la Fabrique Nationale)

La création d'une école d'armurerie permettait aux patrons armuriers de disposer d'une main d'oeuvre qualifiée qui trouvait immédiatement un emploi au sortir de l'école à une époque où la FN employait des milliers d'ouvriers et de très nombreux ateliers sous-traitants travaillaient dans le secteur de l'armurerie.

Dénommée école d'armurerie à l'origine, elle se donnait pour but d'inculquer aux élèves les connaissances nécessaires pour devenir de bons armuriers. Progressivement, l'école décide de s'adjoindre des sections de fine mécanique (machine-outils, ajustage), d'arts appliqués (gravure, bijouterie) et d'horlogerie.

L'horlogerie a malheureusement disparu du programme des cours aujourd'hui.
C'est une perte de patrimoine culturel et immatériel irréparable.

La gravure quant à elle a été intégrée tout naturellement  au cursus puisqu'elle complétait, telle une oeuvre d'art , les armes de luxe.
La technique de la gravure au marteau et au burin est typique de l'école liégeoise.

La bijouterie permet aux étudiants de manier les métaux, précieux ou autres, et beaucoup complètent leur formation par la gravure.

La fine mécanique permet à l'école d'obtenir sur place l'outillage nécessaire à la fabrication des armes ou utile aux graveurs et bijoutiers.Cette section moins connue qui mérite très certainement le détour  car  forme des professionnels très qualifiés sur des machines puissantes qui façonnent les métaux .

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Une école renommée qui figure en bonne place sur le curriculum de graveurs et d'armuriers très réputés .

La diversité même de l'enseignement qui  est dispensé rend l'école unique en Europe , sa réputation dépasse nos frontières, puisqu’elle a accueilli et continue de compter de nombreux élèves Français, mais aussi Italiens, Canadiens, Sud-Africains, Japonais, etc.

L'excellence des formations dispensées par l'école liégeoise d'armurerie se traduit notamment par l' admission de trois de ses anciens élèves au rang prestigieux de Meilleur Ouvrier de France.

 

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Le grand Curtius abrite actuellement la collection du musée des armes .

Curtius ( 1551-1628 ) , munitionnaire , une autre référence au commerce des armes et munitions à Liège , fit construire ce Palais et sa résidence entre 1597 et 1605 .

Le musée d’armes de Liège a été créé en 1885 ,  il était situé jusqu’il y a peu dans l’hôtel de Hayme de Bomal   ( qui fait partie maintenant de l’ensemble du Grand Curtius ) . L’hôtel particulier ainsi que la collection d’armes avait été vendue à la Ville de Liège  à l'époque par son propriétaire , le fabriquant d’armes Pierre Joseph Lemille  , qui a versé le produit de la vente aux Hospices civils de Liège . 

Actuellement , les armes ont déménagé de quelques centaines de mètres  avec l’ouverture du GC  ,  la galerie des armes est située dans la résidence Curtius . 

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Les galeries d'armes du Grand Curtius  , des armes de toute provenance  et de toutes origines dont certaines de fabrication Liégeoise ( Louis Malherbe , Joseph Lemille , Albert Simonis , Auguste francotte , Pieper , Rongé Frères , J. Renkin , M. Lejeune , Michel J. Chaumont , Charles Haaken-Plomdeur , Dewalle Frères ...) 

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Les collections d'armes du Grand Curtius  

Créé à Liège en 1672 , le banc d’épreuves  des armes à feu est le lieu où toutes les armes à feu doivent être éprouvées avant  leur vente  en Belgique afin de s’assurer de leur sécurité de fonctionnement . D’abord affermée à un particulier  jusqu’en 1847 , la gestion du banc fut confiée à des fonctionnaires de  l’ Etat . Avant 1907 , le banc d’épreuve était situé dans le quartier Saint Léonard , proche du domicile des garnisseurs de canons .

Actuellement , il est situé rue Fond des Tawes , il s’occupe de l’épreuve de toutes les armes portatives , la neutralisation des armes , l’homologation et contrôle des munitions ,  possède un laboratoire balistique pour tests de résistance sur verre , céramique , textile , composite , il s’occupe aussi de l’homologation des armes d’alarme .

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Lebeau-Courally ( photo armurerie Jeannot )

L'activité armurière de Liège  , un savoir-faire ancien , notre patrimoine immatériel , 

Voici l' un de nos "Trésors nationaux vivants" : Lebeau-Courally  .

En 1865 , Auguste lebeau ouvre sa manufacture d'armes de chasse de luxe . Peu avant sa mort , Il s'associe à Fernand Courally en 1898 qui lui succédera .

En 1902 la firme se nomme Webley-Lebeau-Courally , en 1912 , Fernand Courally se retire , la firme s'appelle alors la SA. continentale Auguste Lebeau-Courally , sous la direction de l'anglais Ph. Reeves . En 1956 , la Société est reprise par Joseph Verrees ( fabriquant déjà sur la place de liège ) ,  en 1982 , au décès de Joseph Verrees , l'activité est reprise par sa nièce Anne-Marie Moermans-Ramakers  , continuant l'activité prestigieuse des armes de luxe  et relevant  la tradition de l'activité armurière liégeoise . 

Les Lebeau-Courally toujours fabriquées à Liège et  font partie des armes de chasse  les plus prestigieuses au monde .

En regardant sur internet , vous trouverez des Lebeau-Courally  en vente  , par exemple :  le modèle Nemrod  : 78.000 € , Colorado : 53.900 €  ( armurerie Jeannot  ) .

http://lebeau-courally.com.apache03.hostbasket.com/index.php?page=francais

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Lebeau-Courally ( photo armurerie Jeannot )

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Sources :

Le musée d'armes , études et recherches sur les armes anciennes , bulletin périodique de l'ASBL "les amis du Musée d'armes à Liège" , éditeur responsable Cl. Gaier

Le Siècle des Lumières dans la Principauté de Liège , Musée d'art Wallon , catalogue de l'exposition , 1980

Vers la modernité , le XIX ème siècle au Pays de Liège , catalogue de l'exposition , 2001 .

http://www.unesco.org/culture/ich/index.php?lg=FR&topic=lht&cp=JP

 

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Prochain Post le dimanche  23 mai  2010 .

 

 

 

02/05/2010

LIEGE François-Charles de VELBRÜCK

 

Il est des sujets hautement symboliques , et en soi difficile à traiter .

Bien souvent en passant place du XX août , sortant du bâtiment de l’Université , j’ai regardé  l’Emulation et pensé : il faut que j’en parle .

Mais , il y a peu à dire ou beaucoup … selon l’angle abordé , l’Emulation nous fait entrer dans le domaine foisonnant des idées , dans le 18 ème siècle , le Siècle des Lumières .

Derrière tout cela , une personnalité , celle de François-Charles de Velbrück , Prince-évêque .

Un personnage fascinant , progressiste , en accord avec son temps .

Qu’ a-t-il laissé comme témoignage en ville ?

Un petit voyage au pays des Lumières .

 

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François-Charles de Velbrück  est né en 1719 au château de Garath  ( Dusseldorf ) , il décède en 1784 au château de Hex  ( Tongres ) .

Il est élu  Prince-évêque en 1772 .  

Protecteur des philosophes , amis des arts et des lettres , il s’employa à propager les Lumières et pris une part importante au développement intellectuel et artistique de la principauté .

Velbrück préoccupé du bien-être de ses sujets ,  (il fut d'ailleurs très populaire)  pris de nombreuses initiatives sociales , il lutta contre le vagabondage et la mendicité , s’attaqua au chômage . Il contribua à la mise en oeuvre de travaux publics dans la Cité . Velbruck encouragea le développement  des industries et des manufactures locales .

Il créa l’Académie de peinture , de sculpture et de gravure , fonda une école gratuite de dessin pour les arts mécaniques , un cours gratuit de mathématique , une école gratuite sur l’art de l’accoucheur .

Tolérant il laisse circuler le Journal Encyclopédique et l’Esprit des Journaux .

Fervent défenseur des principes de liberté , égalité , fraternité  , Velbruck se lia d'amitié avec Voltaire , il possédait aussi un portrait de Jean-Jacques Rousseau .

 En 1779 , il institua La société d’Emulation , véritable cercle de pensée et de libre discussion

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 L'émulation 

 

 La Société à sa création comprend trois catégories de membres :Les associés résidants ( abbés , chanoines , dignitaires civils , avocats , médecins , pharmaciens , bourgmestres ( honoraires ou en fonction ) , rentiers , propriétaires …) ; Les associés honoraires ( des personnalités hors de la Cité issues  des domaines politique , scientifique et des arts ) ; les associés correspondants .  

 

La Société organise de nombreuses activités ,  des joutes poétiques , des concerts  , des expositions de peintures , sculptures et gravures ,   sans oublier  , toutefois , les domaines nouveaux des techniques et des sciences .

L'émulation possédait une bibliothèque , Velbruck fit don à celle-ci d'un exemplaire de "L'Encyclopédie" de Diderot et d'Alembert .

La Société pris rapidement beaucoup d'extension en raison de la personnalité des hommes d'action qui s'y réunissaient sous la présidence de Velbruck .

  

( (4) Freddy Lamarche – Historique de la Société Libre d’Emulation  , Brève histoire de 200 ans et quelques )

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L'Emulation dans son état actuel , "placardée" de partout , une honte . Son aménagement est prévu pour accueillir le Théatre de la Place , toutefois les travaux tardent . Nous attendons tous que l'Emulation retrouve son lustre d'avant .

 Lors de l'occupation de Liège par l'ennemi ,  le soir du 20 août 1914 , des soldats ivres boutèrent le feu à de nombreuses maisons de la place de l'Université. Cet incendie accompagnés de fusillades, causa la mort de vingt-huit personnes, toutes civiles.  (origine du nom de la place du  XX août )

 L'Emulation brûla de fond en comble, avec perte totale de la bibliothèque, des archives et des collections , absolument tout disparut , y compris le buste en marbre de Velbruck, sculpté par Evrard, en place depuis 1779 et les orgues, installées en 1880.

 Dès 1918 , Emile Digneffe ( qui décédera en 1937) travaille à la renaissance de l’Emulation avec d’autres membres du Comité de reconstruction ,  il faut toutefois attendre 1939 pour assister à  l’inauguration du nouveau bâtiment en présence du Baron de Launoit , président du Conseil de l’émulation et du Bourgmestre Xavier Neujean .

( (4) Freddy Lamarche – Historique de la Société Libre d’Emulation  , Brève histoire de 200 ans et quelques )

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La Société Littéraire

En 1779  , La Société Littéraire est un centre animé où se réunissent les hauts dignitaires de la Ville et du Clergé . C'est surtout un lieu de sociabilité , l'équivalent des "Salons littéraires" Parisiens . On peut y rencontrer de beaux esprits , s'adonner à la conversation , à la lecture , par exemple ,  des journaux de l'époque .

La Société Littéraire a été fondée par Velbruck , d'abord située en Haute Sauvenière , ensuite inaugurée à son emplacement actuel en 1787 ( 3 années après le décès de Velbruck ) .

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Le cloitre de la cathédrale Saint Paul et le mausolée du Prince-évêque Velbruck  

Au décès de velbruck , un  mausolée lui est consacré dans la cathédrale Saint Lambert .

 

Lors de la destruction de la cathédrale saint Lambert  par les révolutionnaires , le monument a  été rendu au Comte d’Ansembourg , et le cercueil de Velbruck a été rendu à un de ses fils , Charles de Graillet , et a été déposé dans son hôtel particulier . A la mort de son fils (1799)  commence un long périple des restes du Prince-évêque  qui heureusement se termine dans les années 30 . Il rentre comme on pourrait le dire « à la maison » , pris en charge par ses descendants , sa dépouille regagne  Hex et repose dans la crypte de la famille d’Ansembourg .

Le mausolée a été replacé dans le cloître de la Cathédrale Saint Paul .

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Velbrück était discret sur son lien à la Franc-Maçonnerie ,cependant ,  on peut percevoir au travers du bilan de son règne une illustration des idéaux Francs-Maçons comme la tolérance , l’ouverture d’esprit  …

Les témoignages qui  font état de son appartenance sont indirects , comme des courriers de l’époque de tiers se rapportant à des prises de position ou des interventions du Prince-évêque .

( lire dans : Illustres et Francs-Maçons (2) , pages 15-22 , le texte de José Orval à ce sujet )

( lire dans : Le siècle des Lumières dans la Principauté de Liège (1)  pages 117 et 118 )  

 Dans son entourage familial on notera que depuis 1773 , le neveu de Velbruck , Joseph –Romain d’Ansembourg faisait partie de la Parfaite Intelligence . Les deux fils de Velbrück : Charles-François de Graillet , né en 1762 et François-Charles  , né en 1773 ,  étaient aussi francs-maçons  ainsi que son beau-frère Charles-François Horion .  (3)

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 Les jardins du chateau d'Hex

Le chateau de Hex ainsi que les terres et fermes s'y rattachant étaient  la propriété personnelle de Velbruck . Il  avait déjà en sa possession ce que l'on appelle  "un quartier de Maitre"  à Hex . Il va l' agrandir par l'achat d'une ferme , d'une grange , d'un paturage , d'écuries , il est à cette époque , en 1769  , trésorier à Liège . La destination première de la propriété semble être un pavillon de chasse .

Velbruck continua au fil du temps , par achat ou échange à se constituer un domaine , son oeuvre sera poursuivie avec talent par ses descendants (Ansembourg et Ursel ) .

Velbruck séjournait à Hex au printemps et à l'automne ,  en hiver  , il résidait au palais de Princes-évêques de liège , il passait l'été dans la résidence officielle de campagne des Princes-évêques au Château de Seraing .

Velbruck était  amateur de plantes et de jardins , il enrichit les collections de plantes exotiques du Château de Seraing  , fit venir des graines et plantes du monde entier , envoya des jardiniers en stage à l'étranger pour les former .

A sa mort le domaine sera légué au fils de sa soeur  , Joseph-Romain  de Marchant comte d'Ansembourg , qui en tant que légataire universel , va hériter de la bibliothèque , des oeuvres d'art , du cabinet de curiosité .

La propriété actuelle est le fruit d'un long travail sur plusieurs générations , ( jardins à la française , jardins anglais  , roseraie , potager , verger ,  fruitiers palissés )

Il faut aller voir les jardins autour du château en juin ( journées des plantes ), lorsque les rosiers sont en pleine splendeur .

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Références :

(1) Le siècle des Lumières dans la Principauté de Liège , Musée d’art wallon , catalogue de l’exposition , éditeur Massoz , 1980 .

(2) Illustres et Francs-Maçons , Coordonné par Luc Nefontaine , collection La Noria , Editions Labor , 2004.

(3) Hex , genèse d’un jardin princier , Chris De Maegd , Urselia et Fonds Mercator , 2007

(4) Historique de la Société Libre d’Emulation  , Brève histoire de 200 ans et quelques - Freddy Lamarche  ) http://www2.ulg.ac.be/slemul/historique/220_ans.html

( Le site de web de l'Emulation est hébergé par l'Université de Liège )

 

Prochain Post dimanche 9 mai 2010 .